vendredi 19 décembre 2014

La coquille Saint-Jacques, plus rare et plus chère cette année

Trois facteurs sont à l'origine de la TN Pas Cher rareté de la précieuse coquille, dont notamment la présence d'une toxine qui la rend impropre à la consommation. Résultat, les commerçants sont obligés de s'approvisionner en Écosse ou en Norvège, ce qui explique la flambée des prix.
Si cela va mieux pour l'huître, dont les volumes avaient baissé de 25% en quatre ans à cause de la surmortalité des naissins, le marché est en revanche très difficile cette année pour la coquille Saint-Jacques, traditionnelle star des réveillons de Noël et du jour de l'An. «On a beaucoup de mal à en avoir. Et celles qu'on trouve sont petites», regrette Jean-Pierre Blanc, de la maison éponyme à Rungis.
Résultat, les calculettes se sont affolées sur le marché de gros, comme à Rungis, et les prix explosent sur les étals. «J'ai trouvé de la grosse saint-jacques normande traditionnelle à 6,50 euros le kilo, alors que l'an dernier, à la même époque, elle se négociait autour de 4,50 euros le kilo», remarque Jacky Lorenzo, poissonnier parisien.
Trois facteurs expliquent le phénomène actuel. Sac a main La rareté de l'offre vient tout d'abord de la gestion durable de l'espèce par les pêcheurs eux-mêmes, qui ont appliqué des règles drastiques pour la conserver, s'interdisant de pêcher les trop petites coquilles. «En France, on gère la saint-jacques pour faire en sorte que les stocks se maintiennent à de bons niveaux, précise Bruno Dachicourt, représentant syndical CFTC des marins pêcheurs à Boulogne-sur-Mer. Cette année, il n'y a pas eu assez de naissances. On a débarqué plus d'un quart en moins de coquilles. Il faudra attendre deux à trois ans pour un meilleur renouvellement de l'espèce.»
En octobre, Nike Requin le comité régional des pêches a d'ailleurs purement et simplement fermé la campagne 2014 en Charente-Maritime compte tenu de la faiblesse de la ressource.

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