vendredi 19 septembre 2014

Moody's confirme la note de la France, maintient sa perspective négative


Nike Tn L'agence de notation financière Moody's a confirmé vendredi la note de solvabilité financière de la France à "Aa1" et maintenu sa perspective "négative" suggérant qu'elle pourrait l'abaisser ultérieurement, a-t-elle annoncé dans un communiqué.
Moody's a souligné que la note de crédit de la France restait solide en dépit de pressions budgétaires et fiscales significatives.
"En dépit de pressions négatives sur le crédit, le pays conserve des forces significatives, notamment la taille et la santé de son économie ainsi qu'un fardeau de la dette soutenable en dépit d'une érosion continue et graduelle de sa solidité économique et budgétaire", note le communiqué.
"La confirmation de la note est aussi soutenue par l'engagement renouvelé du gouvernement à accélérer le rythme des réformes structurelles et à introduire une approche plus consistante dans sa politique économique ainsi que de mettre en oeuvre un programme d'économies budgétaires", a souligné Moody's.
Une perspective négative veut toutefois dire que Moody's pourrait abaisser cette note dans un délai allant jusqu'à 18 mois si la situation venait à s'aggraver.
"La décision de maintenir une perspective négative reflète l'opinion de l'agence que les risques associés à la mise en oeuvre du programme de réformes structurelles du gouvernement sont significatifs en raison de la force des résistances politiques qu'elle pourrait susciter et les expériences malheureuses pour appliquer de telles réformes dans le passé", souligne Moody's à ce propos.
Pour cette raison, l'agence a également maintenu une perspective négative sur les notes "Aa1" de la Société de Financement de l'économie française (SFEF) et la Société de prise de participation de l'Etat (SPPE).
Jeudi, le journal L'Opinion avait assuré que Moody's avait informé le gouvernement français d'une baisse imminente de la note du pays.
Une "information erronée", "éthiquement répréhensible" et qui "a eu un impact sur les marchés financiers", s?était ému vendredi le ministre des Finances Michel Sapin qui a demandé à l'Autorité des marchés financiers d'enquêter sur cette information qui s'est donc révélée fausse.
TN Pas Cher Moody's a précisé qu'il ne prévoyait qu'une croissance de 0,4% en France en 2014 et de 0,9% en 2015 mais une accélération ensuite progressive pour atteindre 1,4% d'ici 2018.
"Si la faiblesse de l'environnement économique en zone euro a contribué à la performance décevante de la France, le taux de croissance du pays a décliné régulièrement ces dernières années, passant d'environ 2% dans les années précédant la crise financière à environ 1% dans les quatre années qui ont suivi", souligne-t-on de même source.
"Ce recul reflète une perte graduelle de compétitivité comme en témoignent le recul de la part des exportations depuis dix ans (...) et des rigidités dans l'économie française auxquelles ne se sont pas attaqués les précédents gouvernements", ajoute Moody's.
Le ministère français de l'Economie, de l'Industrie et des finances a affirmé en réagissant à la décision de Moody's que "la trajectoire de redressement des comptes publics du pays a été impactée par la faiblesse de la croissance et de l?inflation".
"Mais la France a convaincu de sa détermination et de sa capacité à réformer notre pays", a-t-on ajouté de même source, en indiquant que le ministre de l'économie Emmanuel Macron avait reçu les analystes de Moody's avant que leur décision ne soit arrêtée, Tn Nike de manière à leur présenter "l?esprit des réformes" envisagées par le gouvernement français "pour redresser notre économie".
"La clarification de la ligne politique du gouvernement est explicitement soulignée par Moody?s", affirme le ministère dans un communiqué et "sa décision témoigne des atouts de notre économie et souligne notre volonté de faire avancer les réformes dans notre pays".

dimanche 14 septembre 2014

Cyclisme: Alberto Contador remporte le Tour d'Espagne


Alberto Contador, Nike Tn souverain lors des moments-clés du Tour d'Espagne 2014, a conquis dimanche sa troisième couronne sur la Vuelta après 2008 et 2012, prenant date pour l'avenir face aux autres grands prétendants du Tour de France comme Chris Froome ou Nairo Quintana.

Au terme de la 21e et dernière étape, un contre-la-montre de 9,7 km à Saint-Jacques-de-Compostelle remporté par l'Italien Adriano Malori (Movistar), l'Espagnol de 31 ans (Tinkoff) a conservé jusqu'au bout son maillot rouge et devance de 1 min 10 sec au général le Britannique Froome, son dauphin et rival. L'Espagnol Alejandro Valverde (Movistar) est troisième.

Ce succès est une belle revanche pour Contador, qui avait axé sa saison sur le Tour de France mais a été contraint à l'abandon en juillet, victime d'une chute et d'une fissure à un tibia.

Convalescent, Nike Ninja le leader de l'équipe Tinkoff a d'ailleurs hésité jusqu'au bout à s'aligner sur cette Vuelta mais il est progressivement monté en puissance, portant le maillot rouge pendant 12 étapes et se montrant le plus fort dans les deux journées clés: victoire au sommet de La Farrapona dans l'étape-reine (16e étape) et succès samedi en haut du col d'Ancares, présenté comme le "juge de paix" de l'épreuve (20e étape).

Sixième succès dans un Grand Tour

Ce troisième sacre du "Pistolero" sur la Vuelta est son sixième dans un Grand Tour de trois semaines, après deux Tours de France (2007, 2009) et un Tour d'Italie (2008). Ce bilan ne prend pas en compte le Tour 2010 et le Giro 2011 remportés par le Madrilène, qui a été par la suite déclassé et suspendu pour un contrôle positif au clenbutérol.

Dimanche, Tn Nike en franchissant la ligne au bout de son effort solitaire, le grimpeur espagnol (1,76 m pour 62 kg) a affiché un large sourire et serré le poing en vainqueur.

jeudi 4 septembre 2014

Afghanistan: capturés et empoisonnés, le sort tragique des chiens de Kaboul

Acculé contre le mur, un collet métallique autour de son cou, le chien errant attrapé dans les rues de Kaboul pousse une plainte sauvage en tentant désespérément de s'échapper, mais le poison est rapidement introduit dans sa gueule. Environ 17.600 chiens ont été empoisonnés l'année dernière par les employés municipaux de la capitale afghane pour protéger les habitants d'éventuelles maladies et pour contrôler la prolifération de ces animaux. Si la méthode utilisée pour les tuer est brutale, elle est efficace. Des équipes dédiées, vêtues de tenues oranges fluorescentes, utilisent de longues perches métalliques terminées par un câble, des bâtons de bois et de grands filets pour capturer leurs proies. Le chien est ensuite plaqué au sol, une botte appuyée sur le cou, tandis qu'un employé lui glisse une cuillère de strychnine dans sa gueule ouverte. Puis l'animal est entravé avec des liens et il meurt en moins d'une heure dans les convulsions de l'agonie. Une autre méthode consiste à laisser de la viande empoisonnée la nuit. Au petit matin, les employés municipaux ramassent alors les corps des chiens empoisonnés qui jonchent le sol. Les chiens, parfois encore à l'agonie, sont ensuite jetés dans la benne d'un camion qui les conduit jusqu'à une décharge dans les environs de la capitale. "Tous les jours, après la prière du soir, nous effectuons ce programme d'empoisonnement, travaillant jusqu'à 22H00, et nous revenons à 03H00 du matin", explique Islamuddin, l'un des employés de la ville de l'équipe de nuit. "Nous trouvons ces chiens, nous les empoisonnons et nous conduisons les corps là où ils doivent être enterrés", ajoute-t-il. Au total, la mairie emploie une trentaine de personnes à cette tâche. - 'Risques d'infection' - Comme beaucoup d'habitants du quartier de Pul-e-Charkhi, où il travaille, Islamuddin n'a pas de scrupules à tuer les chiens, une politique considérée comme justifiée pour des raisons sanitaires. Le nombre exact de chiens porteurs de la rage est inconnu, mais les risques d'infection, souvent mortelles pour l'homme, sont redoutés en cas de morsure. Riaz Gul, un nomade Kuchi dont la tribu campe à Pul-e-Charkhi, dit avoir peur des chiens qui vivent dans le quartier. Il pense que la mort récente de son fils de 12 ans est due à la morsure d'un chien. "Il a été mordu au bras, et après une cinquantaine de jours, il est tombé malade et est devenu fou", assure-t-il. "Je l'ai emmené chez un médecin, mais en vain, il est mort". Là où les chiens sont capturés, des habitants se rassemblent pour regarder travailler les employés municipaux. Les chiens sont généralement considérés comme impurs dans l'islam. En Afghanistan, ils sont surtout utilisés comme gardes ou entraînés pour les combats. "Ils attaquent les gens qui se rendent à la mosquée et les enfants qui vont à l'école. Ils répandent des maladies", insiste Nasser Ahmad Ghori, directeur du service hygiène publique de la ville. "Il est très difficile de les contrôler tellement ils sont nombreux, plus de 100.000 je pense, et leur nombre augmente", dit-il ajoutant que les habitants s'en plaignent de plus en plus. M. Ghori assure que la stérilisation des animaux ou bien la vaccination antirabique ont été envisagées mais qu'aucune autre solution que l'empoisonnement n'était disponible pour le moment. Mais selon des experts, l'abattage des chiens est inutilement cruel. "Nous sommes d'accord, il y a trop de chiens", reconnaît Louise Hastie, une expatriée britannique qui gère le refuge pour animaux Nowzad à Kabul. "Mais l'abattage n'empêche pas d'autres chiens de remplacer ceux qui ont été tués en l'espace de quelques semaines et ils ont plus de chances d'avoir la rage puisqu'ils viennent des montagnes", assure-t-elle. "La seule solution est de les attraper, les stériliser, les vacciner et les relâcher et nous travaillons avec les autorités pour organiser cela", ajoute Mme Hastie. Selon elle, "les gens pensent peut-être que le bien-être animal est secondaire dans un pays comme l'Afghanistan". "Mais c'est un problème majeur et chaque vaccination que nous effectuons sur un chien protège les enfants, les paysans et les familles".